Passer du jetable au durable

le 25 avril 2017 | 1 commentaire

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L’obsolescence programmée est un des piliers de notre économie, basée sur une modèle consommation de masse / production de masse / déchets de masse. Or, il s’agit d’une aberration environnementale, mais aussi sociale car les premières victimes en sont les classes défavorisées.

 
Lutter contre l’obsolescence programmée requiert de se reposer sur 3 piliers :
 
1- Le pouvoir des consommateurs, qui sont souvent « complices » de l’obsolescence. Pour les rendre acteurs, ils doivent être mieux informés sur la durabilité des produits, par exemple avec un affichage de type A/B/C/D/E sur la durée d’usage d’un bien, selon des normes acceptées par les fabricants. Dès aujourd’hui, les consommateurs peuvent privilégier les achats d’occasion aux achats neufs et la réparation au remplacement d’un produit.
 
2- La responsabilité des entreprises, qui doivent trouver des modèles économiques respectueux des générations futures. Eco-concevoir pour favoriser la robustesse et la réparabilité, recycler et réemployer ses matériaux, fournir des pièces détachées, vendre l’usage d’un bien plutôt que sa possession… sont autant de réponses économiquement rentables qui rompent avec le cercle vicieux de l’obsolescence. De nombreuses entreprises ont franchi le pas, notamment au sein de l’économie sociale et solidaire… reste à les encourager à poursuivre cette tendance !
 
3- L’encadrement de l’Etat, qui a un pouvoir d’édiction de normes et d’incitations. Il est possible d’étendre progressivement la durée minimale de garantie à 5 voire 10 ans (alors qu’elle est aujourd’hui de 2 ans), pour obliger à fabriquer durable sur le territoire et à réparer les objets (d’où des créations d’emplois locaux), ou d’étendre l’information des consommateurs (voir point 1). Fiscalement, l’Etat peut favoriser les activités de réparation ou les achats d’occasion (TVA réduite par exemple). De plus, il peut montrer l’exemple par ses achats publics. Enfin, il peut sortir du logiciel de recherche d’une croissance matérielle infinie, en modifiant les indicateurs de richesse de référence.
 

Sur ces bases, un nouveau contrat de consommation pour une société rassérénée sera possible. Pour y arriver, l’engagement de chacun sera nécessaire. 

 
HOP,
Association dédiée à la lutte contre l’obsolescence programmée